Pensée du soir

Et plus le temps passe, plus j’évolue en tant que cavalière mais surtout humaine de cheval, moins j’ai envie de parler de « mon » équitation.

Les méthodes, les philosophies, les théories à tout bout de champ jaillissent de partout. L’évolution se développe vers un bien mais continue à cultiver un mal. Et s’ouvrir, c’est offrir la possibilité de détruire une partie de son calme intérieur.


Quand la haine et le jugement ne ressortent pas comme un dragon crachant son feu, ce sont les esprits qui s’enferment dans une méthode. Une personne. Une idéologie. Et on se braque dès qu’une autre pense ou vit différemment. Même en étant dans la même démarche... Si si. Car les pensées négatives prennent plus de place que les positives, et les repousser demande un effort trop important. Tout comme répondre par un silence, s’abstenir de juger. Ouuuh que c’est frustrant pour notre esprit... haineux, complexé, jaloux ?

Alors qu’on pourrait passer son chemin, ou privilégier les ressemblances avant les différences. Mais ça demande un effort sur soi-même. Et l’être humain lambda est bien trop paresseux.



Trouver sa route, sa prise de conscience, sa démarche, son mentor, c’est beau. C’est génial, je le souhaite à tous. Mais ne nous fermons pas au monde... allons aussi voir ailleurs... Restons lucides. Gardons nos principes, notre voie, développons nos idées. Faisons des erreurs pour apprendre, sortons de notre zone de confort, de notre boîte. On en reviendra bien plus grand.

Que je voudrais bannir ces méthodes qui ne font que de se multiplier et aspirent à former un public idolâtre. Où l’écoute du cheval est remplacée par des moules dans lesquels il doit impérativement s’adapter. Ah s’il n’y avait que des principes dont les idées divergent, fleurissent, pétillent...


Bref, plus je me construis, moins j’ai envie de partager mon univers. De me m’expliquer dans un monde aux milles et une facettes. Alors je préfère être plus en paix en étant plus discrète où tout est exposé. Je n’impose jamais ma vision à personne, je ne viens pas critiquer ou viser, alors je, malheureusement je, fais en sorte de ne pas devoir le subir non plus. Un esprit plus ouvert, une bouche plus fermée.