Le cheval Camargue; tout savoir & mon coup de coeur

Même s'il y a beaucoup d'articles, de livres, de magazines concernant le Camargue, je ne pouvais pas m'empêcher de parler de ces chevaux exceptionnels dont je suis tombée amoureuse toute petite et encore plus depuis qu'un d'entre eux est entré dans ma vie l'été 2015, haut comme trois pommes.

 

Chevaux au grand cœur, d'une générosité sans fin, vifs mais posés, un mental en or et prêt à nous emmener jusqu'au bout du monde.

 

Le cheval Camargue, comme son nom l'indique, vient de la région de la Camargue dans le delta du Rhône.

Son mode de détention et d'élevage n'ont pas changé depuis des siècles. Un mode de vie au naturel, en plein air et dans des conditions parfois très rudes (soleil, chaleur, vents violents, marais, pluie, inondations, humidité, froid mordant l'hiver, moustiques, insectes en été... d’où son surnom de cheval «fait de mistral, de sel et de courage ») ont façonné un cheval rustique, 'solide', au mental froid, à l'équilibre naturel et fait pour une vie en extérieur toute l'année. Sa robe claire n’attire pas les moustiques et sa peau très résistante le protège des piqûres d’insectes.

 

Les critères du mode d'élevage déterminés par le règlement du stud-book tiennent à préserver la rusticité de la race: solide, petit, endurant, pied sûr, mental froid, passe-partout, et ayant peu de problèmes de santé et de locomotion.

 

Cette race est connue pour être l'une des plus robustes et anciennes du monde même si son origine reste un mystère.

 

« [...] Il est aussi résistant à la chaleur comme à l'humidité et au froid, aux insectes, sachant sur de grands espaces se nourrir seul en parcourant les sols.

Aujourd'hui, peu d'élevages peuvent faire pâturer un grand nombre d'animaux à cause du manque de place, de terres et de la multiplication du cheptel, mais nous nous devons de préserver cet atout du mieux que nous pouvons. L'homme ne doit cependant pas infliger malnutrition et manque de soins à un cheval Camargue sous prétexte que c'est un cheval rustique et frugal! Les préjugés ont la vie dure!

Un bon éleveur, et par la suite un bon cavalier, doivent avant tout être à l'écoute de leurs animaux et avoir été formés pour cela, soit par transmission familiale, soit par formation volontaire. »

Céline Legaz, Manuel d'équitation camargue - une tradition d'avenir

 

Il reste le fidèle compagnon des gardians qui l'utilisent pour rassembler et trier le bétail, ou encore défiler dans la rue lors de fêtes votives, ferias, abrivados.

     

 

" Aujourd'hui élevé dans toute la France et même en Europe, le Camargue a été sélectionné au fil des générations pour sa maniabilité, son habilité et ses aptitudes au milieu des taureaux. 

Il existe des concours d'équitation Camargue et d'équitation de travail qui permettent de mesurer les qualités du Camargue et bien évidemment, de s'amuser, concourir ou encore faire connaître son élevage en tant qu'éleveur.

Ces deux disciplines sont composées de différentes étapes et tests comme la maniabilité, la reprise de travail et le tri de bétail. Les concours d'équitation Camargue sont réservés uniquement aux chevaux Camargues contrairement aux concours d'équitation de travail où plusieurs races se confrontent: Camargues, Lusitaniens, PRE, Maremmano ou encore Quarter-Horse.

 

Le delta du Rhône reste l'endroit de prédilection pour découvrir ce petit cheval, mais il est également très apprécié hors berceau... pour le sport et loisirs!

Grâce à son mental froid, sa petite taille (1m35-1m50) et sa robustesse, il se montre très polyvalent et se retrouve dans toutes les disciplines jusqu'à concourir aux championnats de France chaque année: CSO, dressage, TREC, pony-games, endurance, attelage, rando, et j'en passe... Bref, un petit cheval tout terrain et toute discipline!

 

« Son mode d’élevage inchangé préserve fidèlement ses qualités qui en font un cheval complet, aujourd’hui reconnu propre à toutes les disciplines de loisirs et de sports:

 

- Les épreuves de maniabilité en lesquelles il excelle.

 

- Le dressage où il est un partenaire idéal des jeunes cavaliers, sachant étonner les plus chevronnés.

 

- Le saut d’obstacle : franc à l’abord, rond et dynamique.

 

- L'attelage : il y démontre la trempe de son caractère, auquel il allie son souffle et sa résistance.

 

- La randonnée pour lesquelles il est particulièrement apprécié.

 

- Les épreuves d'endurance où ses succès lui valent une juste et enviable réputation.

 

- En compétition sur son terrain de prédilection qui est l’équitation de travail, discipline des plus dures et des plus complètes, il rivalise souvent à son avantage avec les chevaux des races concurrentes : espagnols, portugais, maremmani (italiens). "

 

- www.aecrc.com

 

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Quelques petites infos pratiques:

 

Type: cheval de selle

Taille: 1m35 à 1m50

Robe: les poulains naissent noir, bai ou alezan et s'éclaircissent au fil du temps, mais chacun à leur rythme. La corne des sabots est noire mais peut parfois être blanche. La crinière est régulièrement double et fournie.

Origine: France, Europe

 

 

Association: AECRC (Association des Éleveurs de Chevaux Camargues) - crée en 1964

Marque à feu: la marque à feu représente la marque de l'élevage et est opposée sur la cuisse gauche, dès 6 mois. En plus de la marque, les mâles sont identifiés individuellement sur leur encolure avec la lettre de leur année de naissance et un numéro correspondant à l'ordre de naissance. Les femelles ont également cette identification mais en dessus la marque de l'élevage, sur la fesse.

 

 

De mon côté,

 

J'aime les chevaux Camargues depuis toute petite, ou précisément depuis que ma famille a une maison dans le Gard, c'est-à-dire, 2003, quand j'avais 7 ans.

 

Fin 2014, j'ai commencé à réfléchir plus sérieusement à l'achat d'un cheval. J'avais déjà quelques idées de pensions, d’objectifs, de plans, mais rien ne devait se confirmer avant 2017-2018 minimum. Je venais d'ailleurs d'arrêter ma demi-pension après 2,5 ans pour prendre un peu de recul, faire une pause et d'abord voir comment les choses allaient se passer dans ma nouvelle fac.

 

Cavalière d'extérieur mais appréciant le dressage pour mon plus grand plaisir et prônant avant tout la relation homme-cheval et des conditions de vie les plus naturelles possibles, le Camargue s'est tout naturellement présenté comme étant un cheval idéal pour moi.

J'ai donc contacté quelques élevages pour me renseigner, découvrir plus précisément ces petits chevaux blancs mais je suis aussi allée voir des élevages de PSAr et Mérens (ainsi que des élevages de Connemaras, Poneys Français de selle, Paint Horse, Welsh Cob, ONC de couleurs qui étaient prévus dans mon programme) car je ne tenais pas à me fixer sur une seule race.

 

Rusticité, naissance & vie en plein air 24/24H, éleveurs professionnels et sérieux, chevaux calmes et proches de l'homme étaient mes principaux critères de recherches d'élevages. Il faut aussi dire que j'ai toujours aimé les chevaux de petites tailles (1m45-1m50), gris ou de couleur particulière, fins, robustes et "sportifs", mais le mental passe toujours avant le physique.


Été 2015, visite d’élevage à une vingtaine de minutes. Et ce vendredi là, j'ignorais complètement que mon futur "âme-cheval", âgé d'un an et haut comme trois pommes m'attendait.

Je suis rentrée dans le "pré des hongres", et c'est cette petite chose toute grise qui s'est de suite ruée sur moi et ne m'a pas lâchée d'une semelle (dans tous le sens du terme... il essayait de grignoter mes lacets!) malgré les autres chevaux et les autres personnes présentes. Et comme le destin fait toujours bien les choses, c'était le seul du troupeau à vendre...

En quelques sortes, je l'ai laissé me choisir... Il s'est présenté à moi comme pour me dire "ça y est on s'est trouvé...". J'ai craqué. Et c'est marrant car petite, je rêvais que ça se passe ainsi...

J'évite l'anthropomorphisme, mais moi je crois au destin, aux signes, aux belles rencontres, aux connexions, aux coups de foudre.

 

Quelques semaines plus tard et après des jours de réflexion, de discussions avec mes parents mais aussi avec l'éleveuse, je suis retournée le voir pour prendre ma décision finale. La semaine suivante, je devenais propriétaire, soit, son humaine à vie.

 

De l’été 2015 au printemps 2017, j’allais le voir quelques jours par mois, puis je l’ai ramené chez moi, débourré et prêt à continuer sa vie de poulain tranquillement.

Aujourd’hui (décembre 2017) il a 3,5 ans et vit à quelques pas de chez moi en plein air. Beaucoup de tranquillité, d’instants simples, de travail à pied (liberté, jeux, longues rênes, cours...) mais pas de travail monté avant ses 4 ans. Et par travail, j’entends: petites balades, continuer les cours à pied avec ma prof puis des petites 1/2 heures de cours montés occasionnellement. J’ai également le désir, si j’obtiens mon permis van, de faire 2-3 stages à pied. 


Plus tard, nous toucherons un peu à tout mais nos disciplines principales restent l'extérieur et le dressage (Ecole de légèreté) et avant tout: être à ses côtés, pieds à terre.

Mais je ne suis pas pressée, on a bien le temps de venir voir tout ça. Je suis déjà reconnaissante envers la vie mais aussi mes parents, ma famille entière! 💫

 

Anem

 

 

Sources:

- www.aecrc.com

- Céline Legaz - Manuel d'équitation Camargue, une tradition d'avenir

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Commentaires: 1
  • #1

    Anouk (jeudi, 13 avril 2017 22:52)

    J'ai monté régulièrement y a 10 ans (mon dieu le coup de vieux) un petit camarguais qui s'appel Karak ... il était juste génial, c'était mon "chouchou" ^^